Debat sur l’education - tain - le 29

DEBAT SUR L’EDUCATION - TAIN - LE 29.01.04 - COMPTE-RENDU - QUELLE ECOLE POUR CONCILIER LES ATTENTES DES FAMILLES, DES ENTREPRISES, DES ENSEIGNANTS ? A l’initiative des sections cantonales du PS de Tain-Tournon, ce débat sur l’éducation a permis à une vingtaine de participants d’échanger et de confronter leurs points de vue pendant deux heures. L’objectif affiché était de favoriser la rencontre entre tous ceux qui sont intéressés par l’avenir de l’école mais qui n’ont pas souvent l’occasion de débattre ensemble. A cette fin, de multiples associations (parents d’élèves, soutien scolaire, altermondialistes), des syndicats (salariés et chefs d’entreprise), les partis politiques ainsi que les représentants institutionnels de l’Education Nationale dans le canton et le département ont été invités. Ce compte-rendu n’a pas pour ambition d’être exhaustif. Nous tenons simplement à reprendre ici les grandes lignes du débat qui s’est organisé selon deux axes principaux : - quelles valeurs doivent être portées par l’école de la République ? - quelles missions pour l’école ? Instruire ? Eduquer ? Former ? Supports : - deux textes (l’un du pédagogue P. MEIRIEU, l’autre de D. DE CALAN responsable du MEDEF) ont servi d’introduction et de support à ce débat. Vous pouvez retrouver ces deux documents en annexes, en fin de compte-rendu. - è Face à l’évolution de la société globale, l’école doit-elle entrer en résistance, se sanctuariser ou s’ouvrir davantage et s’adapter ? è L’utilité des formations et des diplômes doit-elle constituer un des soucis majeurs de l’école ? Ou faut-il défendre le principe de « gratuité » de l’enseignement contre le principe d’utilité ? LES GRANDES LIGNES DU DEBAT è L’Ecole, les médias, les parents … et le sens critique L’emprise des médias est aujourd’hui considérable. Mais c’est souvent de la poudre aux yeux voulue par le gouvernement. On en est encore à « du pain et des jeux » pour museler le peuple : c’est grave ! Il faut croire à l’école. C’est effectivement le moyen pour sortir de son milieu ; l’école a effectivement un rôle d’ascenseur social. Il faut donc résister face à l’évolution de la société globale ! - Je ne peux pas être d’accord avec le constat de P. MEIRIEU qui considère que « les destins scolaires sont scellés très tôt ». A quoi sert l’école alors ?! Il faut continuer de croire que l’on peut aller plus loin grâce à l’école. - N’y a-t-il pas un risque que les valeurs de l’école soit aujourd’hui relativisées ? Que l’on ait en quelque sorte le schéma suivant : les valeurs de l’école à côté ou face aux valeurs des médias ? - Est-ce que pour les élèves, ce qu’on leur apprend à l’école, ça ne s’apparente pas à une fiction, comme toutes celles qui leur sont présentées à la télé ? - L’école a pour mission essentielle d’éduquer les jeunes. Mais cette mission, elle l’assume durant la journée. Le soir, face aux médias, et notamment la télévision, cela relève de la responsabilité des parents … L’école doit nous apprendre à réfléchir, à avoir un sens critique. Elle devrait donc nous apprendre à juger de la valeur de ce qui est véhiculé par les médias. - La Star Ac’ fait rêver les jeunes, c’est clair ! Elle offre un modèle pour beaucoup. C’est aux parents d’apprendre les règles de base à l’enfant ! La morale est de leur Ca devrait être fait par les parents mais quand ce n’est pas le cas, qu’est-ce qu’on fait pour y remédier ? C’est le rôle de l’école de contrebalancer certaines dérives de la société. - L’enseignant doit accompagner les enfants, les élèves. Mais l’école doit aussi être accompagnée dans son travail d’éducation par des structures extérieures (association de soutien scolaire, par exemple). - L’école ne m’a pas donné de sens critique mais des savoirs. Il faudrait développer bien plus la notion de débats à l’école. - Mais c’est déjà le cas aujourd’hui ! l’école a changé : la place de l’actualité et de ses Le rôle de l’école est de se situer « en réaction par rapport son environnement ». Si la société est permissive, c’est le rôle de l’école de rappeler des règles. Si la société est répressive, l’école doit représenter une ouverture sur le monde et sur d’autres valeurs. - A mon avis, l’école ne doit pas s’ouvrir sur le monde extérieur. L’école doit fonctionner en vase clos avec cependant un regard ouvert sur l’extérieur. Il faut ainsi discuter avec les enfants pour leur faire acquérir l’esprit critique, tenter de leur expliquer ce qu’ils voient à la télévision. Mais pour cela, il faut réunir plusieurs conditions importantes dont le respect de la laïcité, la reconnaissance par tous que d’une certaine façon, en République, l’école est un lieu « sacré ». Et il faut également former les enseignants à ces missions. - Je crois que les échanges entre l’école et le monde extérieur sont obligatoires. Il faut savoir s’ouvrir. L’éducation doit rester diverse tout en gardant un certain équilibre. - L’école peut-elle à la fois rappeler les règles, transmettre des savoirs et, dans le même temps, vouloir favoriser l’esprit critique, ce qui peut entraîner une relativisation de ses propres règles et des savoirs transmis ? è L’Ecole, l’apprentissage, l’entreprise … et les enseignants J’ai un enfant qui est en apprentissage. Je crois que l’école doit s’ouvrir sur le monde du travail Un problème s’impose d’emblée : comment valoriser les métiers manuels ? Il y a là un poids culturel énorme. - Cela pose également la question des orientations sélectives et précoces, des orientations qui se font souvent par défaut et sont la cause de nombreux désespoirs. Il faut qu’un jeune orienté à 15 ans vers l’enseignement professionnel ait conscience et confiance dans le fait qu’il peut continuer à évoluer. - L’école, c’est de 3 ans à 20 ans. Il faut donc diversifier les missions de l’école suivant l’âge des élèves. On n’a pas forcément les mêmes objectifs en maternelle et en fin de lycée ! A un certain âge, il faut préparer les élèves à leur vie sociale et professionnelle future. - Pour moi, l’école doit être avant tout un lieu de vie, d’accueil et de sécurité où l’on Je trouve qu’on a trop dévalorisé l’enseignement professionnel. L’Education Nationale devrait valoriser le travail manuel. Il y a là un grand malaise. - L’école primaire doit rester un monde clos. C’est plus tard qu’il faut commencer à présenter le monde professionnel. Dans un premier temps, chaque élève doit acquérir des bases, des fondamentaux qui doivent lui permettre d’aller le plus loin possible dans ses études. - C’est l’image de l’apprenti trop spécialisé et trop ignorant d’une culture générale qui a également dévalorisé l’apprentissage. - Alors comment valoriser les métiers manuels ? Mais par le salaire ! Et les études longues en philosophie ou en sociologie, ça mène à quoi pour la majorité des étudiants ? - C’est le système qui produit tous ces échecs. On a mis en place des filières d’excellence qui ne reflètent pas la société mais qui permettent des sélections. - Concernant la dévalorisation des métiers manuels, il faut également prendre en compte les changements d’une société confrontée au libéralisme. - Peut-on sélectionner en fonction des besoins du monde du travail et se spécialiser quand on sait que demain chacun sera amené à changer d’emplois plusieurs fois dans sa vie ? Il faut au contraire essayer de développer de multiples compétences. - Il faut être capable d’apprentissages, de s’adapter aux évolutions de la société. Oui mais attention aux exploitations par une société libérale ! Plus le niveau de formation est élevé, plus on a de chances de réussite professionnelle : c’est le signe que quelque part l’école républicaine réussit quand même. - Il faut donner aux élèves, aux jeunes les armes pour se défendre et les armes pour La mobilité des métiers doit être rendue également possible par la formation tout au Il faut prendre en compte les demandes de l’économie, de l’entreprise pour développer des formations précises. Et il faut arrêter les filières sans débouchés. Il est donc essentiel d’évaluer correctement les besoins futurs de l’économie. - j’ai eu l’occasion de voir qu’un chef d’entreprise peut davantage apprécier d’avoir des ouvriers peu formés et dociles plutôt que des ouvriers bien formés mais plus facilement critiques et contestataires. - L’école apprend peu le travail en équipe alors que c’est fondamental. L’école apprend trop souvent que le voisin de table, c’est un concurrent ! - J’ai pourtant l’impression que le travail en équipe est de plus en plus important en Est-ce que les enseignants sont formés pour ça ? Un certain nombre d’enseignants passent leur carrière entière seuls dans leur classe : comment enseigner la valeur du travail en groupe dans ces conditions ? - S’ils sont seuls, c’est de la faute d’une administration qui les laisse trop souvent seuls face aux élèves et aux difficultés éventuelles. - De ce point de vue, les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM) ne L’enseignant ne connaît jamais le monde du travail. Il a très souvent fait de bonnes études et est passé directement du statut d’étudiant à celui d’enseignant, par le biais d’un concours, mais sans jamais avoir fréquenté un atelier ou une entreprise. - Et le désir ? L’envie de faire ? La motivation ? L’école véhicule-t-elle ces valeurs ? Pour les sections cantonales du P.S. de TAIN - TOURNON Jean-Michel GALLAND – Yves LE MIGNANT ANNEXES Texte 1 : « [Les enseignants] souffrent de constater que l’ascenseur social est grippé et que, malgré leurs efforts, les destins scolaires sont scellés très tôt. C’est la Star Academy qui, aujourd’hui, dans l’imaginaire collectif, permet à un jeune de milieu défavorisé de s’en sortir. ce n’est plus l’école publique ! Voilà, d’ailleurs, un vrai motif d’inquiétude: l’emprise des médias, et en particulier de la télévision, sur l’esprit des jeunes. Il se véhicule là une idéologie du « maillon faible » qui est tout le contraire de ce qu’on attend d’une école démocratique : celle-ci ne doit pas exclure, mais s’attacher, précisément, à ceux qui sont le plus en difficulté ». Philippe MEIRIEU, Directeur de l’IUFM de Lyon Septembre 2003 – Revue CFDT Magazine Texte 2 : « De manière générale, il faut ouvrir les collèges, les lycées, non seulement au monde du travail mais au monde « tout court » : permettre aux élèves de découvrir le fonctionnement d’une administration, d’un hôpital, d’une entreprise … (…) Je pense […] qu’il faudrait, dès le collège, que des personnes extérieures à l’Education Nationale interviennent pour étudier avec les élèves les options possibles quant à leur future orientation. La décentralisation des personnels chargés de ce travail va, selon moi, dans le bon sens, en apportant un regard autre que celui de l’enseignant, et plus en lien avec la réalité économique de la région ». Dominique DE CALAN, président du groupe « Enseignement supérieur » du MEDEF (Mouvement des Entreprises DE France) - La revue des parents - Décembre 2003

Source: http://www.education.gouv.fr/archives/2003/debatnational/upload/9989388f866f2b31782e603ac52b4fea_canton_PS.pdf

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