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____________________________________________________________________________________________ Poster n° 01
Etude préclinique de corrélation anatomo-clinique
des cancers ORL par endomicroscopie confocale.

Muriel Abbaci1, Odile Casiraghi2, Stephane Temam3, Jacques Bosq2, et Corinne Laplace-Builhé1
1Plateforme Imagerie Cellulaire et Cytométrie. IR4M, Institut Gustave Roussy, 39 rue Camille Desmoulins, 94805 Villejuif 2Département de pathologie, Institut Gustave-Roussy, 39 rue Camille-Desmoulins, 94805 Villejuif 3 Département d’Oto-rhino-laryngologie et de Chirurgie de la Tête et du Cou, Institut Gustave Roussy, 39 rue Camille Desmoulins, 94805 Villejuif L’analyse histologique des tissus est indispensable pour le diagnostic des pathologies et pour orienter les choix thérapeutiques, mais la biopsie est un geste invasif et son interprétation ne peut être obtenue en temps réel par le clinicien. Dans le cas de l’exérèse de petites tumeurs, les marges de résection, de l’ordre du millimètre, sont particulièrement difficiles à apprécier par le chirurgien et le pathologiste. De plus, les biopsies nécessaires au diagnostic entrainent des modifications locales des tissus susceptibles d’altérer l’appréciation de l’extension tumorale par le clinicien lors de la résection. Ces dernières années, la miniaturisation des systèmes d’imagerie ont conduit au développement de technologies optiques non invasives capable de réaliser des « biopsies optiques » à l’échelle cellulaire. L’une de ces techniques, la microendoscopie confocale (MEC) utilise des sondes optiques fibrées de très faible diamètre (<2.6mm) qui fournissent des images dynamiques de la microarchitecture des tissus pendant un examen endoscopique conventionnel. Nous avons évalué le potentiel de la MEC pour améliorer la prise en charge diagnostique et thérapeutique des lésions cancéreuses et précancéreuses laryngées. Dans ce cadre, des agents fluorescents approuvés cliniquement ou en essai clinique chez l’homme ont été employés pour améliorer le contraste des images. Infectiologie
Un protocole de traitement et de marquage des échantillons qui soit directement transférable à l’homme a été développé dans l’objectif d’une étude clinique ultérieure. 47 échantillons de tissu comprenant des lésions cancéreuses et non cancéreuses ORL d’environ 1cm3 ont été prélevés sur pièces opératoires humaines après chirurgie totale ou partielle. Après un marquage topique à l’aide d’acriflavine hydrochloride et fluorescéine sodique, les échantillons ont été imagés en MEC (Cellvizio, MKT), et en microscopie confocale conventionnelle (SPE Leica). Une étude de corrélation anatomo-clinique des images acquises par MEC et en microscopie confocale a ensuite été réalisée sur 140 images MEC, 140 images confocales et 47 préparations histologiques conventionnelles des mêmes échantillons. Les images ont été interprétées en double aveugle par deux pathologistes spécialisés dans le domaine ORL. L’utilisation des 2 marqueurs fluorescents a permis une analyse morphologique basée sur la distribution cellulaire, la détection des anomalies nucléaires ainsi que la visualisation des désordres de la kératinisation. Des diagnostics histologiques tels que la dysplasie ou le carcinome infiltrant épidermoïde ont pu être posés dide la microscopie confocale et l’étude statistique de corrélation avec l’histologie conventionnelle est en voie de finalisation. Cette étude a permis de démontrer que la microendoscopie confocale a la capacité de fournir des images interprétables par les pathologistes, même sur des tissus complexes comme dans le cas des cancers ORL . Elle a également ouvert une réflexion sur les conditions de transfert de cette technologie en routine clinique notamment en termes de guidage de la fibre optique et d’utilisation conjointe de marqueurs fonctionnels et moléculaires associés aux données morphologiques. ____________________________________________________________________________________________ Poster n° 84
Mitochondrial dynamics regulate
the RIG-I-like receptor antiviral pathway

Damien Arnoult1, Céline Castanier1, Dominique Garcin2, Aimé Vazquez1
1 INSERM U542, Hôpital Paul Brousse, Bâtiment Lavoisier, Université Paris-Sud, 14 avenue Paul Vaillant Couturier, 94807 Villejuif cedex, France
2 Department of Microbiology and Molecular Medicine, University of Geneva School of Medicine, 11 Avenue de Champel, CH1211, Geneva, Switzerland
Abstract
During a viral infection, the intracellular RIG-I-like receptors (RLR) senses viral ribonucleic acid and signal through the
mitochondrial antiviral signaling adaptor MAVS (also known as IPS-1, Cardif and VISA) whose activation triggers a rapid
production of type 1 interferons (IFNs) and of pro-inflammatory cytokines following NF-κB activation. Although
mitochondrial localization of MAVS is critical for its function, the role of mitochondria in the RLR pathway remains elusive.
Here we report that RLR activation promotes elongation of the mitochondrial network. Mimicking this elongation of the
mitochondrial network by down-regulating effectors of the mitochondrial fission machinery enhances signaling downstream of
MAVS and favors the binding of MAVS to STING, an endoplasmic reticulum protein involved in the RLR pathway. In
contrast, enforced mitochondrial fragmentation dampens signaling and reduces the association of MAVS with STING. Lastly,
our finding that MAVS is associated with a pool of Mfn1, a protein of the mitochondrial fusion machinery also implicated in
mitochondria/ER tethering, suggests that MAVS is capable of regulating mitochondrial dynamics to facilitate the
mitochondria/ER association required for the signal transduction. Importantly we observed that vMIA, a cytomegalovirus
(CMV) anti-apoptotic protein that promotes mitochondrial fragmentation, inhibits signaling downstream of MAVS, suggesting
a possible new immune modulation strategy of the CMV. We provide evidence that the functions of mitochondrial dynamics
include intracellular viral detection signaling, and unveil a novel role for mitochondria within cells that presents a possibility
for anti-viral therapeutic applications.
____________________________________________________________________________________________ Poster n° 85
ANGUILLULOSE MALIGNE :
INTERET DU STROMECTOL EN SOUS-CUTANE

P. Bourée*, J. Ah-Yon*/**, N. Dahane*/**, M. Cornet**
*Unité des Maladies Parasitaires et Tropicales, CHU Bicêtre, Univ Paris-XI
** Laboratoire de Parasitologie, Hôtel-Dieu, Univ. Paris VI
But de l’étude
Le traitement classique de l’anguillulose par le thiabendazole, utilisé pendant de nombreuses années, étant assez mal toléré, a
été abandonné. Le traitement actuel de l’anguillulose est l’ivermectine (Stromectol®) per os, à la dose de 200µg/kg en prise
unique, efficace et bien supporté. La voie rectale est possible. Cependant, en cas d’anguillulose disséminée, chez des patients
en très mauvais état général, on peut être amené à utiliser la voie parentérale, après échec de la voie per os habituelle.
Patients
Ce traitement a été réalisé chez 7 patients adultes (6 H et 1 F, âgés de 35 à 71 ans) atteint d’anguillulose maligne, dont la
contamination avait eu lieu en Afrique (5 cas) et aux Antilles (2 cas). Ces patients étaient en métropole depuis plusieurs
années. Ces patients présentaient une pathologie lourde : occlusion intestinale (5 cas), hémorragies gastro-intestinales (2 cas),
accompagnés de troubles respiratoires (pneumopathie, détresse respiratoire) et neurologiques (méningite, encéphalite,
confusion). Des larves de Strongyloides stercoralis ont été retrouvées dans les selles, dans le liquide gastrique, dans le liquide
péritonéal, dans les urines, dans la muqueuse duodénale, dans les crachats ainsi que dans le lavage broncho-alvéolaire, mais
pas dans le LCR. Ces patients étaient sous corticothérapie pour différentes raisons et 2 recevaient, en outre, des
immunosuppresseurs, 3 étaient positifs pour le HTLV, et 1 pour le VIH. Le traitement d’emblée a été effectué par ivermectine
per os associé dans 2 cas à l’albendazole. En raison de l’échec thérapeutique et de l’état général très altéré des patients,
l’ivermectine a été prescrite par voie sous-cutanée, à la dose de 200µg/kg/j pendant une durée variant de 1 à 30 jours. Sur les 7
patients, 3 ont guéri de l’anguillulose maligne (sujets < 50 ans, ayant reçu un traitement associé per os/sous cutané) et 4 sont
décédés (sujets > 50 ans, avec une dénutrition majeure, mais sans traitement combiné).
Discussion
L’anguillulose est une parasitose intestinale tropicale due à Strongyloides stercoralis. Elle peut rester bénigne, voire
asymptomatique chez le sujet immunocompétent et, sans traitement, peut persister plusieurs années dans l’organisme en raison
d’un cycle d’auto-infestation. Chez les patients immuno-déprimés, infestés par le HTLV1, sous chimiothérapie anti-cancéreuse
ou sous corticothérapie, le parasite dissémine dans tout l’organisme, y compris dans le système nerveux (anguillulose maligne),
engageant le pronostic vital, avec une mortalité atteignant 87%. En cas d’impossibilité d’administration de l’ivermectine per
os, les premiers essais ont montré l’efficacité et la bonne tolérance du produit. L’analyse de la littérature montre une posologie
d’ivermectine parentérale de 200µg/kg/j/21 jours, combinée avec un traitement per os, en sachant que l’âge avancé, la
dénutrition sévère et le retard au diagnostic sont des éléments de mauvais pronostic. Aussi, est-il indispensable de rechercher
systématiquement l’anguillulose chez les patients originaires d’une zone tropicale et devant subir un traitement par corticoïdes.
____________________________________________________________________________________________ Poster n° 86
EPIDEMIOLOGY of scorpions stings in Iran
P. Bourée, A. Ensaf
Parasitology Unit, Paris-XI University, France
Background
Scorpion stings are a major public health problem in Iran. The northern part of Iran is covered by dense rain forests, but the
south, southern and eastern part consists mostly of semi-desert and desert areas. Scorpions stings are frequent (>50 000
cases/year), especially in some provinces.
Patients and methods
From 1977 to 2006, 44088 cases of animal bites had been reported to Khuzestan Health center and 61 deaths. Many soldiers, in
the frontline in southwest Iran and Iraq since 1981 until today were wounded by scorpion stings. Scorpion stings were treated
at emergency department with specific antivenin against Hemiscorpious lepturus, one of the most fatal scorpions in this
country. Androctonus crassicauda is the second most frequent causes of scorpion stings in south-west Iran.
Discussion
Most of the stings are harmless with a benign clinical course, but some patients have serious and acute life-threatening
complications in respiratory, neurologic and cardio-vascular systems. The leading causes of death related to scorpion
envenomations are cardiac dysfunction and pulmonary oedema. Scorpion venoms contain neurotoxin, hemolysins,
haemorragins, agglutinins, leucocytolysins, coagulins, ferments, lecithin and cholesterin. Envenomation by scorpion stings in
children is a major public health problem, mostly during the hot seasons in the rural areas, with about 50 fatal cases/year.
There are more than 32 species of scorpions are found in Iran, in 3 families : Buthidae, Scorpionidae and Hemiscorpiidae. In
Khoozestan province, there is a large diversity of species of scorpions, such as Hemiscorpius lepturus, Androctonus
crassicauda
and Mesobuthus eupeus which play an important role in almost all cases of scorpion stings in Iran. In Kashan, a
city in central Iran, most of the stings were due to Androctonus crassicauda and Mesobothus eupeus. Its venom can cause
severe pain and central nervous system and muscle disturbances and death. Its venom can stimulate a neurotoxic venom as
acetylcholine receptors through the body. So, sting of Odontobuthus doriae can provoke disoriented and severe dyspnea,
increased salivation, nausea, urinary incontinence, confusion, local muscle spasm and general muscle paralysis. Polyvalent
scorpion antivenom (Razi Vaccine & Serum Research Institute, Hesarak, Karaj, Iran) and vaccination for tetanus are used. It is
seriously recommended to be careful against scorpion stings in the south and south-west province in Iran especially during the
hot period.
____________________________________________________________________________________________ Poster n° 87
Etat fébrile : existe-t-il une surconsommation médicale
en médecine générale liée à la médiatisation de la grippe A (H1N1) ?

Coindard G, Raineri F, Ourabah R, Arnould P. Duhot D.
Objectif
Evaluer à partir des déclarations des patients si la médiatisation de la pandémie grippale A(H1N1) a entraîné une
surconsommation de consultations en médecine générale et identifier les opinions des médecins généralistes concernant cette
médiatisation
Méthode
Etude prospective sur 15 jours utilisant un questionnaire informatisé accessible en ligne. Inclusion par chaque médecin
répondeur d’un seul patient présentant un état fébrile depuis moins de 48 heures accompagné de deux des quatre signes
cliniques suivants : toux, céphalées, mal de gorge et courbatures. Un tri à plat des réponses a été effectué et pour certaines
questions les réponses ont été croisées avec les caractéristiques des patients
Résultats
799 médecins généralistes aux caractéristiques très proches de la population professionnelle ont répondu à l’enquête et 730
questionnaires entièrement remplis ont été analysés. Au total 12,9 % des patients ont déclaré avoir surconsulté, dont les deux
tiers par inquiétude vis-à-vis de la grippe A(H1N1). Une inquiétude des patients a été perçue par 80% des médecins répondeurs
depuis le début de l’épidémie. La médiatisation de la grippe A(H1N1) a été jugée alarmante par 77% des médecins généralistes
et 69% d’entre eux se sont déclarés sereins personnellement vis-à-vis de cette épidémie. Les médecins déclarant être sereins
vis-à-vis de la grippe A ont été 83% à juger la médiatisation alarmante contre 62% des médecins déclarant être inquiets
(p=10-6).
Discussion
Cette surconsommation, évaluée dans notre étude à 13% et, au moins partiellement expliquée par la médiatisation pouvait elle
être évitée ?
Mots-clés
grippe A(H1N1), surconsommation médicale, médiatisation, médecine générale, syndrome grippal
____________________________________________________________________________________________ Poster n° 88
Diversité des souches de Klebsiella pneumoniae multirésistantes
aux antibiotiques et exprimant le gène bla
KPC-2
G. Cuzon
1, T. Naas 1, HV. Truong1, MV. Villegas2, K. Tegmark-Wisell3, AC. Gales4, JP. Quinn5, Y. Carmeli4 et P. Nordmann1
INSERM U914: Emerging Resistance to Antibiotics/ EA 3539, Service de Bactériologie-Virologie-Hygiène, Hôpital de Bicêtre, Assistance Publique Hôpitaux
de Paris, Faculté de Médecine Paris-Sud, France; 2CIDEIM, Cali, Colombie ; 3Antibiotikaresistens, Solna,Suède ; 4Division of Epidemiology,, Sourasky
Medical Center, Tel Aviv, Israël ; 5Laboratorio ALERTA, Universidade Federal de Sao Paul, Sao Paulo, Brésil; 6Infectious Disease Research Institute, Stroger
Hospital of Cook County, Chicago, Etats-Unis
Objectifs
Les carbapénèmes sont les β-lactamines possédant le spectre d’activité le plus large. Ces molécules sont aujourd’hui réservées
au traitement des infections sévères dues à des germes multirésistants. Leur utilisation est actuellement compromise par
l’émergence de souches bactériennes résistantes. Chez les entérobactéries, la résistance aux carbapénèmes peut être due à la
production de β-lactamases capables d’hydrolyser ces antibiotiques, les carbapénèmases. Depuis le début des années 2000, les
souches d’entérobactéries productrices de la carbapénèmase KPC (Klebsiella Pneumoniae Carbapenemase) (1) ont rapidement
disséminé dans de nombreuses régions du monde (USA (2), Amérique du Sud (3), Israël (4), Chine (5), et Europe, en
particulier la Grèce (6)). En France, les cas décrits restent sporadiques et importés (7,8,9). Ces carbapénèmases hydrolysent
toutes les β-lactamines (sauf les céphamycines) (1) ; les souches productrices de KPC ont également tendance à accumuler des
résistances à d’autres antibiotiques et sont difficiles à détecter par les techniques usuelles de Microbiologie clinique (9).
L’émergence et la rapide dissémination de cette enzyme fait supposer un processus très actif de diffusion. Récemment, nous
avons décrit une structure génétique associée aux gènes blaKPC-2, le transposon de type Tn3, Tn4401 (10), dont trois isoformes
ont été caractérisées.
Le but de cette étude était de caractériser des souches de K. pneumoniae exprimant le gène blaKPC-2 d’origine géographique
diverse.
Méthodes
Les souches ont été caractérisées par des méthodes standard (antibiogrammes en diffusion, ETest). Les gènes de ß-lactamases
ainsi que les structures encadrant le gène blaKPC-2 ont été déterminées par PCR puis séquençage. Le support du gène blaKPC-2 a
été étudié par extraction des plasmides naturels, Southern blot, transformations et conjugaisons. Le groupe d’incompatibilité
des plasmides portant blaKPC-2 a également été déterminé. Les souches ont été comparées par PFGE et MLST.
Résultats
Les seize souches étudiées, isolées aux USA, en Colombie, au Brésil, en Israël et en Grèce étaient multi-résistantes aux
antibiotiques et possédaient le gène chromosomique blaSHV-1 (12,5%), ou blaSHV-11 (68,7%) ou blaOKP-A/B (18,8%), ainsi que
plusieurs autres gènes de résistance acquis : blaTEM-1 (81,3%), blaCTXM-2 (31,3%), blaCTXM-12 (12,5%), blaCTXM-15 (18,7%) et
blaOXA-9 (37,5%). Le gène blaKPC-2 était toujours associé à l’une des isoformes décrites du transposon Tn4401, lui-même inséré
dans des plasmides de taille différente et appartenant à des groupes d’incompatibilité différents. Le PFGE a révélé la présence
de 9 pulsotypes concordants avec les résultats de la MLST qui a identifié huit profils alléliques distincts, avec une
prédominance du type ST258.
Conclusion
Cette étude a permis de mettre en évidence la présence de plusieurs clones de K. pneumoniae KPC disséminant actuellement
dans le monde. Ces clones diffèrent par leur ST-type, les ß-lactamases associées ainsi que par le nombre, la taille et la nature
des plasmides portant le gène blaKPC-2. Le gène blaKPC-2 était toujours associés à Tn4401, faisant de ce transposon l’un des
vecteurs majeurs de sa transmission.
Bibliographie
1. Nordmann P, Cuzon G, and Naas T.
2009.
The real threat of KPC carbapenemase-producing bacteria. Lancet Infect Dis. 9:321-31.
2. Yigit H, Queenan AM, Anderson GJ, Domenech-Sanchez A, Biddle JW, Steward CD, Ablerti S, Bush K, and Tenover F. C. 2001.
Novel carbapenem- hydrolyzing ß-lactamase KPC-1 from a carbapenem-resistant strain of Klebsiella pneumoniae. Antimicrob. Agents Chemother. 45:1151-1161.
3. Villegas MV, Lolans K, Correa A, Suarez CJ, Lopez JA, Vallejo M, Quinn JP and Colombian Nosocomial Resistance Study Group. 2006.
First detection of the plasmid-mediated class A carbapenemase KPC-2 in clinical isolates of Klebsiella pneumoniae from South America. Antimicrob Agents Chemother. 50:2880-2882.
4. Leavitt A, Navon-Venezia S, Chmelnitsky I, Schwaber MJ, and Carmeli Y. 2007.
Emergence of KPC-2 and KPC-3 in carbapenem-resistant Klebsiella pneumoniae strains in an Israeli hospital. Antimicrob. Agents Chemother. 51:3026- 3029
5. Cai JC, Zhou HW, Zhang R, and Chen GX. 2008.
Emergence of Serratia marscescens, Klebsiella pneumoniae, and Escherichia coli possessing the plasmid-mediated carbapenem-hydrolyzing β-lactamase KPC-2
in intensive care units from a chinese hospital. Antimicrob. Agents Chemother. 52:2014- 2018
6. Pournaras S, Protonotariou E, Voulgari E, Kristo I, Dimitroulia E, Vitti D, Tsalidou M., Maniatis AM, Tsakris A, and Sofianou D. 2009.
Clonal spread of KPC-2 carbapenemase-producing Klebsiella pneumoniae strains in Greece. J Antimicrob Chemother. 64:348-52.
7. Cuzon G, Naas T, Demachy MC, and Nordmann P. 2008.
Plasmid-mediated carbapenem-hydrolyzing ß-lactamase KPC in a Klebsiella pneumoniae isolate from Greece. Antimicrob. Agents Chemother.52:796- 797.
8. Naas T, Nordmann P, Vedel G, and Poyart C. 2005.
Plasmid-mediated carbapenem-hydrolyzing ß-lactamase KPC in a Klebsiella pneumoniae isolate from France. Antimicrob. Agents Chemother. 49:4423–4424.
9. Cuzon G, Naas T, and Nordmann P. 2009.
Carbapénèmases de type KPC: quel enjeu en Microbiologie Clinique? Sous presse: Pathol Biol.
10. Naas T, Cuzon G, Villegas MV, Lartigue MF, Quinn JP, Nordmann P. 2008.
Genetic structures at the origin of acquisition of the β-lactamase blaKPC gene. Antimicrob Agents Chemother. 55:1257–63.target gene promoter.
____________________________________________________________________________________________ Poster n° 89
Epidémie de Klebsiella pneumoniae multirésistantes
produisant la carbapénèmase KPC-2 au CHU de Bicêtre

G. Cuzon1, T. Naas 1, N. Fortineau1, I. Boytchev2, F. Gayral3, et P. Nordmann1
1INSERM U914: Emerging Resistance to Antibiotics/ EA 3539, Service de Bactériologie-Virologie-Hygiène,
2Service d’Hépato-gastro-entérologie ;
3Service de Chirurgie Digestive, Hôpital de Bicêtre, Assistance Publique Hôpitaux de Paris, Faculté de Médecine Paris-Sud, France
Objectifs
Depuis le début des années 2000, les souches d’entérobactéries productrices de la carbapénèmase KPC (Klebsiella Pneumoniae Carbapenemase)(1)
ont rapidement disséminé dans de nombreuses régions du monde (2) : USA (3), Amérique du Sud (4), Israël (5), Chine (6), et Europe, en particulier
la Grèce (7). La rapide diffusion mondiale des carbapénèmases de type KPC peut s’expliquer par la structure génétique associé au gène, un nouveau
transposon de type 3, Tn4401 (8), ainsi que par les transferts de plasmides entre souches et la dissémination des souches elles-mêmes. En France, les
cas décrits restent sporadiques et importés; sept souches ont actuellement été décrites : une première Klebsiella Pneumoniae (KP)-KPC-2 isolée en
2005 chez un patient ayant séjourné dans un hôpital new-yorkais (9), trois souches de E. cloacae porteuses de KPC-3 également isolées chez un
patient hospitalisé précédemment en unité de soins intensifs d’un hôpital de New-York (10), une souche de E. coli et une souche de E. cloacae
isolées chez un homme précédemment hospitalisé en Israël (11), et, enfin, plus récemment, une première souche de KP d’origine grecque (12). Ces
carbapénèmases hydrolysent toutes les β-lactamines (sauf les céphamycines) (2) et les souches productrices de KPC ont également tendance à
accumuler des résistances à d’autres antibiotiques ; les options thérapeutiques sont donc souvent limitées à très peu de molécules (tigécycline,
colistine). Nous décrivons ici la première épidémie de Klebsiella Pneumoniae KPC-2 en France et liée à l’utilisation d’un fibroscope contaminé.
Méthodes
Les souches ont été caractérisées par des méthodes standard (antibiogrammes en diffusion, ETest). Les gènes de ß-lactamases ainsi que les structures
encadrant le gène blaKPC-2 ont été déterminées par PCR puis séquençage. Le support du gène blaKPC-2 a été étudié par extraction des plasmides
naturels, Southern blot, transformations et conjugaisons. Le groupe d’incompatibilité des plasmides portant blaKPC-2 a également été déterminé. Les
souches ont été comparées par PFGE et MLST.
Résultats
Un homme de 85 ans ayant pour antécédent un cancer de la vessie, a été hospitalisé au CHU de Bicêtre pour une hémorragie digestive sévère
nécessitant une endoscopie interventionelle. Cinq jours après son admission, la recherche du portage de BMR révèle la présence d’une souche de KP
KPC-2 résistante à tous les antibiotiques sauf la gentamicine et la colistine. Malgré les précautions d’hygiène renforcées, le screening des autres
patients hospitalisés dans la même unité identifie deux autres patients colonisés à KP KPC-2. Parallèlement, un autre patient, hospitalisé dans hôpital
voisin et ayant subi une endoscopie dans le même service de gastro-entérologie, est également dépisté positif à KP KPC-2. Les deux endoscopies ont
eu lieu 2 semaines d’intervalle mais avec le même endoscope. Des cultures réalisées à partir de l’appareil ont révélé la présence de la KP. L’analyse
rétrospective de tous les patients ayant eu une gastroscopie avec cet endoscope a permis d’identifier un patient Grec porteur de KP KPC-2 et
transféré directement depuis l’hôpital de Chania (Crète, Grèce) deux mois plus tôt. Depuis l’endoscopie de ce patient, 17 autres, en majorité non
hospitalisés ou hospitalisés dans des hôpitaux de la région, ont subi une gastroscopie avec le même endoscope. Sur 10 patients qui ont pu être
dépistés, 6 étaient porteurs et deux ont développé une infection (une bactériémie et un biliome) à KP KPC-2.
Conclusion
Bien que le risque infectieux lié à l’utilisation des endoscopes soit faible, le changement des procédures de décontamination de ces appareils afin de
prévenir la transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jacob a pu avoir des conséquences délétères sur leur stérilisation. Ce travail rapporte la
dissémination d’une souche d’entérobactérie multirésistante dans notre hôpital et les hôpitaux de la région.

Bibliographie
1. Yigit H, Queenan AM, Anderson GJ, Domenech-Sanchez A, Biddle JW, Steward CD, Ablerti S, Bush K, and Tenover F. C.
2001.
Novel carbapenem- hydrolyzing ß-lactamase KPC-1 from a carbapenem-resistant strain of Klebsiella pneumoniae. Antimicrob. Agents Chemother. 45:1151-1161.
2. Nordmann P, Cuzon G, and Naas T. 2009.
The real threat of KPC carbapenemase-producing bacteria. Lancet Infect Dis. 9:321-31.
3. Bradford PA, Bratu S, Urban C, Visalli M, Mariano N, Landman D, Rahal JJ, Brooks S, Cebular S, and Quale J.
Emergence of carbapenem-resistant Klebsiella species possessing the class A carbapenem-hydrolyzing KPC-2 and inhibitor-resistant TEM-30 ß-lactamases in New
York city. Clin Infect Dis. 2004;39:55-60.
4. Villegas MV, Lolans K, Correa A, Suarez CJ, Lopez JA, Vallejo M, Quinn JP and Colombian Nosocomial Resistance Study Group. 2006.
First detection of the plasmid-mediated class A carbapenemase KPC-2 in clinical isolates of Klebsiella pneumoniae from South America. Antimicrob Agents
Chemother. 50:2880-2882.
5. Leavitt A, Navon-Venezia S, Chmelnitsky I, Schwaber MJ, and Carmeli Y. 2007.
Emergence of KPC-2 and KPC-3 in carbapenem-resistant Klebsiella pneumoniae strains in an Israeli hospital. Antimicrob. Agents Chemother. 51:3026- 3029
6. Cai JC, Zhou HW, Zhang R, and Chen GX. 2008.
Emergence of Serratia marscescens, Klebsiella pneumoniae, and Escherichia coli possessing the plasmid-mediated carbapenem-hydrolyzing β-lactamase KPC-2 in
intensive care units from a chinese hospital. Antimicrob. Agents Chemother. 52:2014- 2018
7. Pournaras S, Protonotariou E, Voulgari E, Kristo I, Dimitroulia E, Vitti D, Tsalidou M., Maniatis AM, Tsakris A, and Sofianou D. 2009.
Clonal spread of KPC-2 carbapenemase-producing Klebsiella pneumoniae strains in Greece. J Antimicrob Chemother. 64 :348-52.
8. Naas T, Cuzon G, Villegas MV, Lartigue MF, Quinn JP, Nordmann P. 2008.
Genetic structures at the origin of acquisition of the β-lactamase blaKPC gene. Antimicrob Agents Chemother. 55:1257–63.
9. Naas T, Nordmann P, Vedel G, and Poyart C. 2005.
Plasmid-mediated carbapenem-hydrolyzing ß-lactamase KPC in a Klebsiella pneumoniae isolate from France. Antimicrob. Agents Chemother. 49:4423-4424.
10. Dortet L., Radu I., Gautier V., Blot F., Chachaty E., and Arlet G. 2008.
Intercontinental travels of patients and dissemination of plasmid-mediated carbapenemase KPC-3 associated with OXA-9 and TEM-1. J Antimicrob Chemother.
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11. Petrella S., Ziental- Gelus N., Mayer C., Renard M., Jarlier V., and Sougakoff W. 2008.
Genetic and structural insights into the dissemination potential of the extremely-broad-spectrum class A beta-lactamase (EBSBL) KPC-2 identified in two strains of
Escherichia coli and Enterobacter cloacae isolated from the same patient in France. Antimicrob. Agents Chemother. 52:3725-3736.
12. Cuzon G, Naas T, Demachy MC, and Nordmann P. 2008.
Plasmid-mediated carbapenem-hydrolyzing ß-lactamase KPC in a Klebsiella pneumoniae isolate from Greece. Antimicrob. Agents Chemother.52: 796- 797.
____________________________________________________________________________________________ Poster n° 90
Diversité génétique d’un génotype rare du virus de l’hépatite A
DESBOIS D (1), COUTURIER E (2), GRAUBE A (1), LETORT MJ (2), DUSSAIX E (1), ROQUE-AFONSO AM (1).
(1) Centre National de Référence Hépatite A, AP-HP, Hôpital Paul Brousse, Laboratoire de Virologie, Villejuif, 94804 France.
(2) Institut de Veille Sanitaire, Saint-Maurice, France.

Buts du travail
La variabilité du virus de l’hépatite A (VHA) se traduit par l’existence de 6 génotypes. Les génotypes I à III, subdivisés en
sous-génotypes A et B, infectent l’homme. Le génotype I, essentiellement le sous-génotype Ia, est retrouvé dans le monde
entier et le génotype III en Asie Centrale et en Inde. Le génotype II est très rarement isolé. Jusqu’en 2004, une seule souche de
sous-génotype IIA, isolée en France, était référencée dans GenBank. Entre 2002 et 2007, dans le cadre de l’observatoire des
souches du Centre National de Référence (CNR), ce sous-génotype a été identifié chez 6/693 patients (<1%) dont un seul avait
séjourné hors métropole, au Bénin. Dans l’hypothèse d’une origine africaine subsaharienne du sous-génotype IIa, nous avons
déterminé sa prévalence parmi les souches isolées au retour d’Afrique en 2008, en nous appuyant sur les données de la
déclaration obligatoire (DO). Nous avons ensuite caractérisé la variabilité génétique de l’ensemble des isolats de génotype IIA.
Méthodes
Le génotype viral a été déterminé par séquençage et analyse phylogénétique de la région VP1/2A. L’ensemble de la région P1
ainsi que la région N-terminale de VP1 et la région 5’ non-codante ont été analysées. La diversité génétique des souches de
sous-génotype IIA a été comparée à un panel de souches de génotype I et III, dont le génome complet était disponible dans
GenBank.
Résultats
En 2008, 1182 DO ont été transmises à l’Institut de Veille Sanitaire : 459 (38,8%) signalaient un séjour hors métropole dont 54
en Afrique subsaharienne (11,8%), essentiellement Afrique de l’Ouest. 41/54 souches (76%) ont pu être génotypées : 34 (83%)
étaient de génotype IB, 2 (4,8%) de génotype IA et 5 (12,2%) de génotype IIA. Par ailleurs, nous avons isolé une souche de
sous-génotype IIA chez un patient n’ayant pas voyagé hors métropole en 2008, et chez deux patients au retour du Cameroun en
2009. La diversité génétique des 14 souches de sous-génotype IIA est plus faible que celles des souches de génotype I et III,
quelque soit la région étudiée. La région N-terminale de VP1 apparaît plus discriminante que la région VP1/2A pour les sous-
génotypes IIA. L’analyse phylogénétique des séquences P1 montre que deux souches autochtones appartiennent au même
regroupement phylogénétique que les souches importées d’Afrique de l’Ouest. Les autres souches autochtones appartiennent à
un cluster différent.
Conclusions
Une fraction importante des souches de sous-génotype IIA isolées en France est importée par des voyageurs au retour
d’Afrique de l’Ouest, essentiellement du Cameroun. La transmission de ces souches par des voyageurs asymptomatiques
pourrait expliquer certains cas autochtones, qui se retrouvent dans le même regroupement phylogénétique. L’existence d’un
second cluster, qui ne regroupe que des souches autochtones, suggère une autre origine géographique ou un réservoir
« français » à découvrir.
____________________________________________________________________________________________ Poster n° 91
Caractéristiques de la réponse T CD8+ spécifique du VIH
et Contrôle de la réplication virale

Camille Lécuroux1, Isabelle Girault1, Alejandra Urrutia1, Asier Saez-Cirion2, Olivier Lambotte1,3, Cécile Goujard1,3,
Martine Sinet1, Alain Venet1
1INSERM U1012, Régulation de la réponse immune, infection VIH-1 et autoimmunité, Faculté de Médecine Paris-Sud XI, Le Kremlin-Bicêtre ; 2Unité de
Régulation des Infections Rétrovirales, Institut Pasteur, Paris ; 3Service de Médecine Interne, Hôpital Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre
Les réponses T CD8 sont essentielles au cours des infections virales. Les réponses de type effecteur permettent idéalement un
contrôle de la réplication virale. Quand celui-ci est achevé les réponses mémoires permettent une surveillance avec réactivation
en présence de virus. Au cours de l’infection par le VIH, de nombreux défauts de la réponse T CD8+ ont été rapportés,
notamment un défaut fonctionnel et un défaut de différenciation des LT CD8+ spécifiques du VIH.
Nous étudions la réponse T CD8 spécifique du VIH au cours de l’infection par le VIH. Nous avons caractérisé différents
profils de réponse chez des patients virémiques, des patients traités dès la primo-infection et des patients contrôlant
spontanément la réplication virale sans aucune thérapie (HIV-Contrôleurs :HIC). Ces études se font dans le cadre de cohortes
financées par l’ANRS (Cohortes CO6-PRIMO et CO18-HIC).
Chez les patients virémiques, non-traités, la réponse T CD8+ présente des caractéristiques effectrices telles que la capacité de
production d’IFN-γ ainsi qu’un phénotype de cellules activées CD38+ HLA-DR+ et de cellules mémoire effectrices CD27+
CD45RO+. La capacité cytotoxique reste cependant faible. En revanche, les LT CD8+ spécifiques du VIH ne présentent pas un
profil de cellules mémoires : elles ont une faible capacité de prolifération, elles expriment faiblement le récepteur à l’IL-7
(chaîne α,CD127) et Bcl-2 témoignant de leur sensibilité à l’apoptose.
Chez les patients traités dès la primo-infection, on observe rapidement une baisse de la charge virale accompagnée par une
diminution de l’activation des LT CD8+ totaux et spécifiques du VIH et par une diminution des fonctions effectrices (baisse de
la production d’IFN-γ). Parallèlement, on observe l’émergence de cellules présentant des caractéristiques de cellules
mémoires, exprimant un phénotype particulier CD27+ CD45RA+, capables de proliférer et résistantes à l’apoptose (CD127+,
Bcl-2+). Cette différenciation des LT CD8+ spécifiques du VIH en cellules de type mémoire n’est observée qu’en cas de
traitement précoce et n’est pas retrouvée chez les patients au stade chronique de l’infection. Cependant, cette réponse mémoire
ne semble pas capable de se réactiver de façon optimale en cas de réexposition à l’antigène puisque la reprise de la réplication
virale est observée dans >90% des cas à l’arrêt du traitement.
De façon intéressante, les cellules spécifiques des patients HIV-Contrôleurs expriment un double profil effecteur et mémoire.
Ces cellules ont un profil d’activation particulier CD38- HLA-DR+, produisent de grande quantité d’IFN-γ et sont capables
d’inhiber la réplication virale in vitro. De plus, ces cellules présentent des caractéristiques de cellules mémoires avec une forte
capacité proliférative et une forte expression de CD127. De plus, la production d’IL-2 à partir de cellules de phénotype
mémoire ou effecteur est préservée chez ces patients contrairement à ce qu’on observe chez les patients traités ou virémiques.
En conclusion, chez les patients HIC, la réponse CD8+ associe à la fois des réponses de types effecteur et mémoire et capables
de produire de l’IL-2. Ces LT CD8+ spécifiques sont probablement responsables du contrôle de la réplication virale. Ils sont
capables, par leur fonction mémoire, d’assurer la surveillance immunitaire pendant les phases d’indétectabilité virale et de
contrôler immédiatement, par leur fonction effectrice, la réplication en cas d’échappement. La mise en place d’une telle
réponse CD8+ efficace pourrait dépendre d’un contrôle de la réplication virale très précoce, que nous avons observé dès la
primo-infection (Goujard et al., 2009). Ceci pourrait préserver un pool de LT CD4+ mémoire centrales capable de produire de
l’IL-2 (Potter et al., 2007). Ainsi, dans une perspective thérapeutique, un traitement très précoce et très puissant, initié au cours
de la phase aiguë de l’infection pourrait être envisagé afin de préserver les réponses T CD4+ et ainsi permettre le
développement d’une réponse T CD8+ efficace, capable d’assurer un contrôle de la réplication virale à long terme.
____________________________________________________________________________________________ Poster n° 92
Bilan virologique grippe H1N1, à l'hôpital de Bicêtre, 2009-2010
AA Mazet, T Naas, C Pallier, P Nordmann
Service de Bactériologie-Virologie-Hygiène, Hôpital de Bicêtre
Introduction :
L’émergence et la rapide dissémination d’un nouveau variant du virus de la grippe A/H1N1 a conduit l’Organisation Mondiale
de la Santé (OMS) à annoncer le début d’une pandémie de grippe A le 11 juin 2009. En septembre, l'hôpital de Bicêtre
devenait centre de diagnostic, avec la participation du service de Bactériologie-Virologie-Hygiène au réseau Grippe et la mise
en place de 2 consultations dédiées, d'abord en pédiatrie puis aux urgences adultes. La découverte en novembre 2009 d'un
changement d’un acide aminé de l'hémagglutinine (D222G) du virus A/H1N1, qui confèrerait une plus grande virulence au
virus en lui permettant d’infecter plus profondément les poumons des patients, et de la description d'un changement d’acide
animé de la neuraminidase (H275Y), qui confèrerait une résistance à l’oseltamivir (Tamiflu), nous a conduit à rechercher
systématiquement parmi les isolats de patients atteints de formes graves ces changements en acides aminés. Alors que la
première vague épidémique H1N1 semble être terminée en France, nous faisons ici le bilan des données virologiques
accumulées ces 3 derniers mois à l’hôpital de Bicêtre.
Patients et méthodes :
La population étudiée est constituée d’adultes et d’enfants, présentant un syndrome grippal et répondant aux recommandations
de prélèvement émises par la Direction Générale de la Santé (DGS). Ces patients ont été hospitalisés au CHU de Bicêtre ou
sont venus en consultation aux urgences et aux consultations dédiées pour la grippe. La recherche du virus de la grippe
A/H1N1 a été effectuée à partir de prélèvements naso-pharyngés ou d’aspirations trachéo-bronchiques par RT-PCR en temps
réel spécifique (méthode de référence) ou par test rapide immunochromatographique (TDR) Directigen EZ Flu A+B (Becton-
Dickinson).
Pour tous les cas positifs hospitalisés en réanimation, nous avons recherché la mutation H275Y dans la neuraminidase par
pyroséquençage, en optimisant le protocole du CDC (Center for Disease Control and Prevention, Atlanta, USA). De plus, nous
avons mis au point une RT-PCR/séquençage de l’hémagglutinine et de la neuraminidase, afin d’identifier d’autres mutations
éventuelles.
Résultats :
Le test rapide de Becton-Dickinson a été évalué sur 96 prélèvements. Sa spécificité était de 100%, la valeur prédictive positive
de 100% et la valeur prédictive négative de 86%. Sa sensibilité était de 45,5%, inférieure à celle rapportée par les collègues
marseillais Brouqui et al. (61,29%) mais comparable à celle observée par Vasoo et al. à Chicago (46,7%). Parmi les 12 patients
dont les résultats ont été discordants entre les deux techniques, 8 avaient de faibles charges virales (Ct > 34, ce qui signifie une
détection de l'acide nucléique après un très grand nombre de cycles d'amplification).
De la semaine S39 (sept 2009) à la semaine S1 (janv2010), nous avons testé 1142 patients. Le nombre de prélèvements
hebdomadaires a augmenté de S39 (sept2009) à S44 (oct 2009), pour se stabiliser aux alentours de 100 prélèvements/semaine
jusqu’à S50 (dec2009) et diminue constamment depuis lors. La proportion de cas positifs pour la grippe A/H1N1 a atteint son
maximum à S43 (oct2009) (53,8%) puis a régulièrement diminué, ce qui est tout à fait concordant avec les données du réseau
RENAL pour l’ensemble de l’Ile de France. Le dernier cas positif à l’hôpital de Bicêtre a été détecté le 28/12/2009 en
réanimation médicale adulte. Durant toute la période de forte épidémie (S41 (oct2009 à S49 (dec2009)), la proportion de
patients grippés hospitalisés était relativement stable, entre 30 et 50% des diagnostics positifs de grippe A/H1N1. A cette
même période, le nombre hebdomadaire de nouveaux cas graves oscillait entre 1 et 3. Nous avons identifié 13 cas graves
hospitalisés à l’hôpital de Bicêtre (8 adultes et 5 enfants). Aucun décès n’a été attribué au virus A/H1N1. Aucun changement
d’acide aminé qui pouvait être prédictif de la résistance au Tamiflu ou à une plus forte virulence n’a été détecté dans les
souches étudiées.
Conclusions :
Le nombre total de tests diagnostiques réalisés pour la grippe A/H1N1 a été de 1142. Ce nombre relativement important
souligne le rôle central que joue l’hôpital de Bicêtre dans le Sud francilien en tant que centre d’accueil des urgences,
notamment pédiatriques, et en tant qu’offre d’hospitalisation d’aigu et de réanimation. A ce jour, la RT-PCR reste la meilleure
méthode pour faire le diagnostic de la grippe A/H1N1, les tests de diagnostic rapide étant de faible sensibilité. Aucune
mutation potentiellement prédictive de résistance au traitement ou d’une plus grande virulence n’a été détectée dans les
souches isolées de patients présentant des formes graves de grippe. La mise en place rapide de techniques moléculaires
virologiques de pointe sur le site de l’hôpital de Bicêtre a été le résultat d’une mise en commun des moyens et compétences en
Bactériologie et en Virologie permettant une optimisation de la prise en charge du diagnostic de la grippe A/H1N1 des patients
de l’hôpital de Bicêtre comme ceux provenant d’autres hôpitaux environnants qui lui étaient adressés.
____________________________________________________________________________________________ Poster n° 93
Silibinin and related compounds are inhibitors
of hepatitis C virus RNA-dependant RNA polymerase

Coralie Pallier1,2, Abdelhakim Ahmed-Belkacem2, Nazim Ahnou2, Laetitia Barbotte2, Ceslaw Wichowsky3, Rozenn Brillet2,
Ralf-Torsten Pohl4, Jean-Michel Pawlotsky5 and Patrice Nordmann1
1 Department of Virology, Hôpital de Bicêtre, Université Paris-Sud, Le Kremlin-Bicêtre, France ;
2 Research Team “Pathophysiology and Therapy of Chronic Viral Hepatitis“, INSERM U955, Créteil, France ;
3 Institut de Biologie de Lille (CNRS UMR8161), Université de Lille I & II and Institut Pasteur de Lille, Lille, France ;
4 Rottapharm Madaus, Cologne, Germany ;
5 National Reference Center for Viral Hepatitis B, C and Delta, Department of Virology, Hôpital Henri Mondor, Université Paris 12, Créteil, France
Silymarin is a mixture of flavonolignans extracted from the milk thistle. Silymarin contains several molecules, including
silibinin A, silibinin B, isosilibinin A, isosilibinin B, silicristin, and silidianin. Intravenous infusion of silibinin induces dose-
dependent reduction of hepatitis C virus (HCV) RNA levels. The aim of this study was to test the principal isomers contained
in silymarin preparations for their ability to inhibit HCV enzymatic functions and replication in different models.
Methods
The inhibitory activity of silymarin components was tested in HCV RNA-dependent RNA polymerase and NS3/4A protease
enzyme assays. Their ability to inhibit replication of an HCV genotype 1b replicon model and the JFH1 infectious HCV model
in cell culture was also studied.
Results
Silibinin A, silibinin B, their water-soluble dihydrogen succinate forms and Legalon SIL®, a commercially available
intravenous preparation of silibinin, inhibited HCV RNA-dependent RNA polymerase function, with inhibitory concentrations
50% of the order of 75-100 µM. Silibinin A and silibinin B also inhibited HCV genotype 1b replicon replication and HCV
genotype 2a strain JFH1 replication in cell culture. None of these compounds inhibited HCV protease function.
Conclusions
Silibinin A and silibinin B, as well as Legalon SIL®, inhibit HCV replicon and JFH1 replication in cell culture. This effect is at
least partly explained by the ability of these compounds to inhibit HCV RNA-dependent RNA polymerase activity. Our results
provide a basis for the optimization and subsequent development of members of the Flavonoid family as specific HCV
antivirals.
Ce travail a été accepté pour publication dans Gastroenterology.
____________________________________________________________________________________________ Poster n° 94
Flavonoids, a Novel Class of HCV RNA-Dependent
RNA Polymerase Inhibitors

Coralie Pallier1,2, Abdelhakim Ahmed-Belkacem2, Rozenn Brillet2, Laetitia Barbotte2, Ceslaw Wichowsky3, Jean-François Guichou4, Jean-
Michel Pawlotsky5 and Patrice Nordmann1
1 Department of Virology, Hôpital de Bicêtre, Université Paris-Sud, Le Kremlin-Bicêtre ;
2 Research Team “Pathophysiology and Therapy of Chronic Viral Hepatitis“, INSERM U955, Créteil ;
3 Institut de Biologie de Lille (CNRS UMR8161), Université de Lille I & II and Institut Pasteur de Lille, Lille ;
4 Université de Montpellier, Montpellier ;
5 National Reference Center for Viral Hepatitis B, C and Delta, Department of Virology, Hôpital Henri Mondor, Université Paris 12, Créteil
Only approximately 50% of patients with HCV genotype 1 infection eradicate infection upon treatment with peg-IFN and
ribavirin. New drug development efforts primarily focus on developing molecules that specifically inhibit essential functions in
the HCV life cycle. The RNA-dependant RNA polymerase (RdRp), the enzyme that catalyzes viral replication, is a target for
both nucleos(t)ide analogue and non-nucleoside inhibitors. Flavonoids are a broad class of natural agents, some of which are
used in medicine. One of them, silibinin, has anti-HCV properties.
Methods
We have developed, optimized and validated an original, non-radioactive assay system for in vitro measurement of HCV RdRp
activity and testing of inhibitor molecules. We used this assay to screen 80 Flavonoid belonging to different subfamilies,
including flavones, flavanones and flavonols, for their ability to inhibit HCV RdRp in the enzyme assay. The compounds were
subsequently tested in the subgenomic HCV replicon and the JFH1 infectious model.
Results
Potent inhibitions were seen with the flavonols group, whereas flavanones were in most cases inactive putting forward the
importance of the hydroxylation in position 3 as well as the presence of a double bound in the 2-3 position. Screening revealed
two hits compounds, quercetagetin and quercetagetin 7Oglc , with IC 50s of 3.2 and 3.8 ,respectively, in the enzyme assay.
Both compounds also efficiently inhibited HCV replication in the replicon system, with IC 50s of the order of 1 µM, and the
JFH1 model with a higher IC50 of the order of 50µ M. Both showed limited cytotoxicity at inhibitory concentrations in two
human cell line (Huh7 and HEK293). Kinetic analyses showed noncompetitive inhibition with nucleoside triphosphates.
Partially determination of the 3D structure of the Flavonoid-NS5B co-complex by X-ray crystallography and docking study
identified a potential Flavonoid-binding site in the RdRp matching with the palm II NNI binding site. Mutation of several
residues potentially interacting with Flavonoids in this site, including D559A and M414T decreased the inhibitory activity of
the compounds on HCV RdRp.
Conclusions
We have identified new members of the Flavonoid family with potent anti-HCV activity. These molecules appear to target the
Palm II NNI binding site. These molecules provide a novel scaffold for structural improvement and development of potent
HCV RdRp inhibitors.
____________________________________________________________________________________________ Poster n° 95
Role of retroviral envelopes immunosuppressive function in vivo
Géraldine Schlecht-Loufa, b, Marianne Mangeneya, Martial Renarda, Isabelle Bouallagaa, Claire Letzeltera,
Aurélien Richauda, Bertrand Ducosa and Thierry Heidmanna
a Unité des Rétrovirus Endogènes et Éléments Rétroïdes des Eucaryotes Supérieurs, CNRS UMR 8122 Institut Gustave Roussy, 39 rue Camille Desmoulins, 94805 Villejuif, and Université Paris-Sud, 91405 Orsay, France b Faculté de Médecine Paris-Sud, 63 rue Gabriel Péri, 94276 Le Kremlin-Bicêtre cedex, France We have previously demonstrated that the envelope proteins of a murine and primate retrovirus are immunosuppressive in vivo. The envelope-mediated immunosuppression was manifested by the ability of the proteins, when expressed by allogeneic tumor cells normally rejected by engrafted mice, to allow these cells to escape –at least transiently- immune rejection. These results led us to analyze the immunosuppressive activity of the human and murine syncytins. These are envelope genes from endogenous retroviruses independently co-opted by ancestral hosts, conserved in evolution, specifically expressed in the placenta, and with a cell-cell fusogenic activity likely contributing to placenta morphogenesis. We show that in both humans and mice, one of the two syncytins (human syncytin-2 and mouse syncytin-B) is immunosuppressive, and that rather unexpectedly the other (human syncytin-1 and mouse syncytin-A) is not, albeit able to induce cell-cell fusion. Delineation of the immunosuppressive domain by deletion analysis, combined with a comparison between immunosuppressive and non-immunosuppressive sequences allowed us to derive a mutation rule targeted to specific amino-acids, resulting in selective switch from immunosuppressive to non-immunosuppressive envelope proteins and vice-versa. Importantly, the mutation specifically abolishes immunosuppressive activity without affecting the “mechanical”, fusogenic function of the entire envelope. This allowed us to genetically “switch off’ the envelope-mediated immunosuppression of an infectious retrovirus, the Friend Murine Leukemia Virus, while preserving mutant envelope infectivity both ex vivo and in vivo. This mutant virus was used for testing the functional importance of envelope-mediated immunosuppression in retrovirus physiology. Remarkably, we show, in vivo, that the non-immunosuppressive mutant virus displays the same propagation kinetics as its wild-type counterpart in irradiated, immunocompromised mice, but that it is rapidly and totally cleared from normal, immunocompetent mice, which become fully protected against a challenge with the wild-type retrovirus. Using cell depletion strategies, we further establish that envelope-mediated immunosuppression enables the retrovirus to escape innate –NK cells- and adaptive –CD8 T cells- antiviral effectors. Finally, we show that inactivated mutant virions induce higher humoral and cellular responses than their wild type counterparts. In conclusion, our work demonstrates the critical role of envelope protein-induced immunosuppression for retrovirus propagation in vivo and identifies a novel definite target for anti-retroviral therapies and vaccine strategies, also characterized in the human HTLV and XMRV retroviruses, opening new prospects for the treatment of retroviral diseases.

Source: http://www.medecine.u-psud.fr/_resources/Recherche/Journee%2520de%2520la%2520Recherche/2010/Livret-infectiologie.pdf?download=true

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Antonino-di-pietro_cv

CURRICULUM VITAE! ! Antonino Di Pietro nasce a Salerno il 30 Aprile 1956.! Si laurea in Medicina e Chirurgia all’Università di Milano il 3 novembre 1982 e consegue la specializzazione in Dermatologia e Venereologia, sempre all’Università di Milano, il 10 luglio 1985.!! Ordini di appartenenza! !Ordine dei Medici di Milano (dal 1982).!Ordine dei Giornalisti di Milano (dal 1998).!! In

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